Bilan régional des mesures de qualité de l'air

Bilan régional des mesures de qualité de l'air


PES : Chapitre

Ce chapitre propose un bilan des mesures de qualité de l'air ambiant.

Les particules fines en suspension

Les sources potentielles : Les particules en suspension peuvent être d’origine naturelle (érosion des sols, pollens ...) ou anthropique (liées à l’activité humaine).
Dans ce cas, elles sont issues majoritairement de la combustion incomplète des combustibles fossiles (sidérurgie, cimenteries, incinération de déchets, manutention de produits pondéraux, minerais et matériaux, circulation automobile, centrale thermique ...) et de l’usure des matériaux. Dans les locaux, la principale source de pollution particulaire est l’activité humaine (notamment la fumée de tabac).

Les effets sur la santé Plus une particule est fine, plus sa toxicité potentielle est élevé. Les plus grosses (PM10) sont retenues par les voies aériennes supérieures. Les plus fines (PM2,5) pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire où elles peuvent provoquer une inflammation et altérer la fonction respiratoire dans son ensemble. Les particules « ultrafines » sont suspectées de provoquer également des effets cardio-vasculaires. Elles peuvent également avoir des propriétés mutagènes et cancérigènes : c’est notamment le cas de certaines particules émises par les moteurs diesel qui véhiculent certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ces particules sont quantifiées en masse mais leur nombre peut varier fortement en fonction de leur taille.

Les effets sur l’environnement : Les effets de salissures des bâtiments et des monuments sont les atteintes à l’environnement les plus évidentes.

Réglementation

Les fines particules en suspension PM10 sont réglementées par le décret N° 2010-1250 du 21 octobre 2010 :

  • Objectif de qualité : 30 µg/m3 en moyenne annuelle civile.
  • 2 valeurs limites :
    • 50 µg/m3 en percentile 90,4 des moyennes annuelles (soit 35 jours de dépassement autorisés par année civile) ;
    • 40 µg/m3 en moyenne annuelle.
  • Seuil d’information et de recommandation : 50 µg/m3 en moyenne journalière selon des modalités de déclenchement définies par arrêté du ministre chargé de l’environnement.
  • Seuil d’alerte : 80 µg/m3 en moyenne journalière selon des modalités de déclenchement définies par arrêté du ministre chargé de l’environnement.

Les fines particules en suspension PM2,5 sont réglementées par le décret 2010-1250 du 21 octobre 2010.

  • Obligation en matière de concentration relative à l’exposition : 20 µg/m3 à atteindre en 2015
  • Objectif de qualité : 10 µg/m3 en moyenne annuelle
  • Valeur cible : 20 µg/m3 à respecter en moyenne annuelle
  • Valeur limite : 25 µg/m3 en moyenne annuelle civile, augmentés des marges de dépassement suivantes pour les années antérieures au 1er janvier 2015 (2012 : 2 µg/m3, 2013 : 1, 2014 : 1)

Les oxydes d'azote

D’une manière générale, les oxydes d’azote (NOx) regroupent le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2). Ils proviennent comme le SO2 essentiellement de la combustion de produits énergétiques et de quelques procédés industriels.
Les principaux émetteurs sont les installations de combustion et surtout les véhicules motorisés. D’autres sources, comme les feux de forêts, peuvent aussi contribuer aux émissions. Les NOx interviennent dans la formation des oxydants photochimiques et, par effet indirect, dans l’accroissement de l’effet de serre.

Les sources : Le transport routier est, en tenant compte de l’application depuis plusieurs années de normes environnementales réduisant les émissions, le second secteur contributeur avec 47 % des émissions. Ces émissions sont majoritairement dues à la combustion dans les moteurs des poids lourds diesel et des véhicules particuliers et utilitaires (principalement diesel). Les émissions dues à l’épandage des fertilisants minéraux sur les sols agricoles cultivés complètent les émissions de NOx. Les oxydes d’azote se rencontrent également dans les locaux, issus alors principalement des appareils de combustion à combustibles gazeux (gazinière, chauffe-eau...). Ils sont également l’un des nombreux composés de la fumée de tabac.

Les effets sur la santé : Le NO2 est un gaz irritant pour les bronches. Chez les asthmatiques, il augmente la fréquence et la gravité des crises. Chez l’enfant, il favorise les infections pulmonaires. Le NO est considéré comme un polluant beaucoup moins toxique que son produit d’oxydation : le dioxyde d’azote.

Réglementation

Le NO n’est soumis à aucune réglementation car il est considéré comme moins toxique que le dioxyde d’azote qui, lui, est réglementé. Les valeurs réglementaires sont issues du décret N° 2010-1250 du 21 octobre 2010. Les seuils d’information et les seuils d’alerte sont surveillés tous les jours (7j/7j).

  • Objectif de qualité : 40 µg/m3 en moyenne annuelle
  • Seuil de recommandation et d’information : 200 µg/m3 en moyenne horaire
  • Seuil d’alerte : 400 µg/m3 en moyenne horaire, ou 200 µg/m3 en moyenne horaire si la procédure d’information a été déclenchée la veille et le jour même et que les prévisions font craindre un dépassement pour le lendemain.
  • Valeur limite horaire pour la protection de la santé humaine : 200 µg/m3 en moyenne horaire à ne pas dépasser plus de dix-huit fois par année civile, cette valeur limite étant applicable à compter du 1er janvier 2010.
  • Valeur limite annuelle pour la protection de la santé humaine : 40 µg/m3 en moyenne annuelle civile, cette valeur étant applicable à compter du 1er janvier 2010.
  • Valeur limite pour la protection de la végétation : 30 µg/m3 en moyenne annuelle pour les NOx.

Les effets sur l’environnement : Les oxydes d’azote participent aux phénomènes des pluies acides, à la formation de l’ozone troposphérique, dont ils sont l’un des précurseurs, à l’atteinte de la couche d’ozone stratosphérique et à l’effet de serre.

PES : Bilan mesures

Cette figure propose un bilan réglementaire synthétique des concentrations mesurées aux stations de mesures. Elle donne le nombre ou le pourcentage de station du territoire en comparaison à la valeur réglementaire applicable sur la moyenne annuelle du polluant considéré.

Seules les stations présentant un taux de représentativité supérieure à 90% (c'est-à-dire avec moins de 10% de données horaires manquantes) sont représentées ici.

Source : Agence européenne de l'Environnement

La typologie ds stations de mesures est définit selon des critères stricts d'implantation (densité de population, proximité à un axe de circulation ....). La typologie des stations de mesures de la qualité de l'air est définie selon deux critères :

  • Fond : éloingné de sources d'émission
  • Trafic : à proximité d'une voie de circulation importante
  • Industrielle : à proximité d'un émetteur industriel,

et

  • Urbaine
  • Périurbaine
  • Rurale : cette typologie se décline en rural proche de grande ville, rural régional et rural éloigné
     

PES : Bilan mesures selon typologie de station

Cette figure donne les concentrations moyennes annuelles selon la typologie de la station de mesures pour les années 2014 et 2015

Seules les stations présentant un taux de représentativité supérieure à 90% (c'est-à-dire avec moins de 10% de données horaires manquantes) sont prises en compte dans le calcul de la moyenne.

Source : Agence européenne de l'Environnement

PES : Carte station de mesures

Cette carte propose une synthèse des concentrations de dioxyde d'azote, particules fines PM10 et PM2.5 mesurées aux stations de mesures en comparaison aux valeurs réglementaires applicables.

Seules les stations présentant un taux de représentativité supérieure à 90% (c'est-à-dire avec moins de 10% de données horaires manquantes) sont représentées ici.

Source : Agence européenne de l'Environnement